| Mars 2012 Et si on parlait des amateurs ? Certes, notre boulot consiste surtout à conseiller, former et accompagner les opérateurs professionnels de la création, de la diffusion artistique et de l'animation culturelle... Mais la frontière est-elle si grande entre amateurs et professionnels ? - Ferme chez les plasticiens qui sont (censés devenir) professionnels dès la première vente mais combien le font-il réellement ? - Bien marquée dans le théâtre : pas les mêmes lieux, pas les mêmes moyens, pas les mêmes partenaires institutionnels... Certains diront aussi pas les mêmes publics ! Et pourtant une bonne nouvelle vient de tomber. La taxe de soutien au théâtre privé que devaient payer depuis 2003 tous les organisateurs de représentations théâtrales (y compris "amateurs" ne serait plus due que par les "entrepreneurs de spectacle" c'est à dire ceux qui organisent des représentations dans lesquelles une personne au moins du plateau artistique est rémunérée. C'est du moins l'interprétation donnée récemment par le Ministère de la Culture... Peut-on espérer que les troupes "amateurs" qui auraient payé cette taxe depuis sa création (l'ont-elles fait ?) seront remboursées ? - Bien floue dans le secteur des musiques actuelles. Un jour on est payé, un jour on ne l'est pas... Cela dépend des moyens obtenus... Du lieu où l'on opère... Comme il lui plait de le répéter inlassablement depuis... des années : "Le ministère de la Culture rappelle que la situation d'insécurité juridique dans laquelle se trouvent placées les initiatives locales en matière de création et de spectacle vivant amateur, particulièrement au regard du Code du travail et de la présomption de salariat qu'institue son article L.7121-3 ..." Ne faudrait-il pas trouver une solution "sécuritaire" durable à cette situation d'insécurité coûteuse... ? Parce qu'avec nos partenaires des musiques actuelles, nous rencontrons régulièrement cette insécurité (ce que certains appellent le semi-professionnel, d'autres le "black" !) nous aimerions qu'enfin un élu du peuple se saisisse sérieusement de cette situation qui fragilise les personnes, les associations et les lieux. Mais ils ont sans doute mieux à faire aujourd'hui !
|